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Bienvenue sur le blogue d’Avenir d’enfants. Cet espace de discussion souhaite interpeller, mobiliser et inspirer ceux qui, jour après jour, par leurs actions, contribuent au mieux-être des tout-petits et de leurs familles (intervenants, accompagnateurs, professionnels, gestionnaires, décideurs ou parents-citoyens).

S’impliquer dans des projets qui nous ressemblent et nous rassemblent

Publié par Mélanie Breton le dans Participation des parents

Depuis plus d’un an, à travers le blogue d’Avenir d’enfants, je vous parle d'implication sociale, de l’énergie et du temps qu’on investit dans les causes qui nous tiennent à cœur. Cette fois-ci, j’ai plutôt envie de vous parler des embûches qui se dressent parfois sur notre chemin – l’envers de la médaille du don de soi.

Travailler ensemble vers un but commun


Quand on s'implique dans un projet ou une activité qui nous intéresse, cela devient rapidement une source de motivation. Parfois, on s’emballe tellement qu’on peut prendre les choses très à cœur et, par moments, bousculer d'autres gens qui s'impliquent avec nous. Par exemple, on peut prendre trop de place, trop de tâches, voir trop grand, bref, faire peur aux autres avec nos directives ou nos idées folles! Ce qui, vous l’aurez deviné, peut occasionner du mécontentement chez certains.

Et c’est sans compter les différences qui existent entre les personnes assises autour d’une même table. D’un côté, il y a souvent les parents bénévoles qui donnent généreusement de leur précieux temps; et de l’autre, des personnes rémunérées – des organisateurs communautaires, des représentants de loisirs, de villes ou de villages, parfois même des dirigeants d’entreprise… Quand on ne danse pas tous sur la même musique, ça peut donner lieu à des situations délicates, même générer un sentiment d’injustice ou d’incompréhension chez le parent, qui peut alors se sentir dévalorisé.

Il y a aussi la question des conflits d’horaire : selon le train de vie et les fonctions de chacun, il y en aura toujours qui seront disponibles le jour, mais pas le soir ni la fin de semaine, et vice-versa. Il est certain qu’avec une bonne communication et une grande ouverture d’esprit, on réussit à passer par-dessus ces obstacles. Si on marche tous ensemble vers un même but, il nous sera alors plus facile d’atteindre nos objectifs et de connaître le succès.

Poursuivre son chemin malgré les difficultés


Je crois qu’on continue de s’impliquer parce qu’on veut créer le changement qu’on aimerait voir dans le monde, montrer la voie à nos enfants et laisser nos traces. Dans mon cas, c’est exactement ce que je souhaite : marquer la vie des gens par mon implication. Peu importe les moments plus difficiles, je ne perds jamais de vue mon but ultime: celui de réaliser des projets qui font du bien aux autres.  

Une des plus grandes récompenses qu’on peut avoir lorsqu’on travaille fort pour un projet, c’est bien sûr la reconnaissance des autres. Par contre, il ne faut pas systématiquement être en quête de celle-ci pour s'impliquer dans la communauté, car nous serions souvent déçus.

En effet, les gens ne voient pas tout le travail qui se cache derrière la réussite d’un projet.  Lorsqu’on siège à un comité ou une table de concertation, par exemple, ce n’est pas simplement une dizaine de rencontres par année. Dans bien des cas, ce sont des heures de recherches sur le web qu’on fait à la maison; des appels sur l’heure du dîner au bureau ou le soir, une fois les enfants couchés; de la planification de rencontres, le matin avant le réveil de bébé ou même la fin de semaine; des formations ici et là pour nous permettre de pousser plus loin notre implication.

Bref, c'est tout ce temps à concilier famille, travail et bénévolat et à essayer de garder un bon équilibre, ce qui est loin d’être facile, la fatigue et le stress n’étant jamais bien loin. Il faut écouter sa petite voix intérieure, réfléchir aux raisons qui nous incitent à prendre part à des projets. Cette fameuse reconnaissance, on se doit de la porter en nous et pour nous, et de se sentir fiers d’être là où nous sommes.

Récemment, j’ai eu à faire des choix, à réfléchir à la flamme qui brûlait autrefois en moi et qui était en train de s’éteindre doucement, faute d’un projet qui ne m’inspirait plus autant. Quelle en était la cause? Avais-je toujours ma place? Pourquoi à la base avais-je pris la décision d’y participer? Peut-être avais-je simplement envie de trouver quelque chose qui me rejoindrait davantage? Les choses peuvent changer au fil du temps et toutes ces questions font partie d’un cheminement normal. Une chose est certaine, c’est que je continuerai de m’impliquer dans la communauté, mais sur des projets différents qui me tiennent toujours plus à cœur!

Et vous, quelles sont les embûches auxquelles vous avez déjà eu à faire face? Comment réussissez-vous à garder votre flamme allumée?

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